Outil interne · ESCIN Business School
La fiche de visite en entreprise
La rencontre avec le maître d'apprentissage, mise par écrit : les missions confiées, la progression constatée, les points d'alerte et les décisions prises. C'est la preuve que le référentiel qualité nomme, mot pour mot.
Pourquoi cette fiche, et pas un carnet de liaison
Trois raisons de l'écrire à chaque fois
Le référentiel la nomme
L'indicateur 13 du référentiel national qualité demande au centre, « en lien avec l'entreprise », d'anticiper avec l'apprenant les missions confiées à court, moyen et long terme, et d'assurer la coordination et la progressivité des apprentissages entre le centre et l'entreprise. Parmi les preuves attendues figurent expressément les « comptes rendus d'entretiens ou visites en entreprise ».
La loi met le suivi à notre charge
L'article L. 6231-2 du code du travail confie au centre de formation d'apprentis d'assurer la cohérence entre la formation dispensée en son sein et celle dispensée en entreprise, et de prévenir les difficultés susceptibles de mettre en péril le déroulement du contrat. Une difficulté constatée oralement et jamais écrite ne prouve pas que nous l'avons prévenue.
Elle protège l'alternant
La rupture se prépare des semaines à l'avance, et se voit : des tâches sans rapport avec le diplôme, un maître d'apprentissage absent, un horaire qui dérape. Écrite à temps, la fiche déclenche une décision. Écrite après coup, elle ne fait que constater.
Rédiger le compte rendu
La rencontre, les missions, les décisions
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande le plus souvent
Combien de visites par an ?+
Aucun texte ne fixe de nombre. Mais l'indicateur 13 attend un processus itératif : une rencontre unique sur l'année se démontre mal. La pratique courante est d'au moins deux rendez-vous par année de contrat, dont un sur le lieu de travail, et davantage dès qu'un signal apparaît. La page vous alerte si une seule rencontre est prévue.
Une visite par téléphone compte-t-elle ?+
Oui, et il vaut mieux un entretien téléphonique écrit qu'un déplacement non tracé. Mais le déplacement sur le lieu de travail reste ce qui permet de constater les conditions réelles d'exercice — poste, matériel, encadrement effectif — et c'est ce qu'un auditeur s'attend à trouver au moins une fois dans le dossier.
Qui doit signer ?+
Les trois : le centre, le maître d'apprentissage et l'alternant. Le compte rendu porte la mention que la signature vaut reconnaissance d'avoir pris connaissance du document, et non accord sur chacune des appréciations portées — faute de quoi personne ne signe un document qui relève une difficulté.
Que faire si les missions ne correspondent pas au diplôme ?+
L'écrire, et le formaliser à l'employeur. C'est le motif de rupture le plus fréquent et celui qui nous est le plus reprochable, puisque la cohérence entre les deux lieux de formation est une mission du centre (article L. 6231-2). Un écart constaté sans décision écrite est un constat qui se retourne contre nous.
Qui peut être maître d'apprentissage ?+
L'article R. 6223-22 du code du travail pose deux voies : soit un diplôme ou titre relevant du même domaine et d'un niveau au moins équivalent à celui préparé, assorti d'un an d'exercice ; soit deux années d'exercice d'une activité en rapport avec la qualification préparée. L'article L. 6223-8-1 ajoute qu'il doit être volontaire, majeur et offrir toutes garanties de moralité. Et l'article R. 6223-6 limite à deux le nombre d'apprentis suivis simultanément, plus un redoublant après échec à l'examen.
Et si la rupture menace ?+
Deux choses à dire aux parties, et à écrire dans la fiche. D'abord, le médiateur consulaire de l'apprentissage peut être saisi (article L. 6222-39). Ensuite, en cas de rupture, le centre doit permettre à l'apprenti de poursuivre sa formation pendant six mois tout en l'aidant à trouver un nouvel employeur (article L. 6231-2). Dit à temps, cela désamorce ; dit trop tard, cela ne console personne.
Combien de temps conserver ces fiches ?+
Au moins le temps du cycle de certification qualité, soit trois ans, puisqu'un audit de surveillance et un audit de renouvellement peuvent les réclamer. Les pièces qui servent aussi de justificatif au financement relèvent, elles, du délai de six ans de l'article L. 102 B du livre des procédures fiscales.
Qualité & conformité
Nos obligations réglementaires, en toute transparence
Informations publiées au titre du référentiel national qualité (Qualiopi) et des obligations des organismes de formation et CFA déclarés auprès de la DREETS.
Information sur nos prestations
Pour chaque formation : objectifs, prérequis, modalités et délais d'accès, durée, contenus, méthodes mobilisées, modalités d'évaluation, débouchés, passerelles, tarifs et accessibilité.
Indicateurs de résultats
Taux d'obtention de la certification, d'insertion dans l'emploi, de rupture, de poursuite d'études et de satisfaction. Pour les formations en apprentissage, ces indicateurs sont publiés et actualisés par le ministère chargé de l'éducation nationale : les consulter sur InserJeunes →
Certifications visées
Le code RNCP, le niveau, le certificateur et la date de validité de l'enregistrement sont affichés pour chaque formation, dans la fiche ci-dessus comme dans le Document d'Information Précontractuelle.
Positionnement à l'entrée
Chaque candidat bénéficie d'un entretien de positionnement permettant d'adapter le parcours, de vérifier les prérequis et d'identifier les besoins d'accompagnement.
Accessibilité et handicap
Locaux accessibles, référente handicap dédiée — Mme Anne FIQUET, anne.fiquet@escin.fr — et aménagements étudiés au cas par cas.
Médiation et réclamations
Toute réclamation est traitée sous 15 jours ouvrés. En cas de différend, le médiateur de l'apprentissage de la chambre consulaire intervient gratuitement.
